ようこそ YÔKOSO!

ようこそ YÔKOSO! Bienvenue!
Voici le blog que j'ai créé lorsque j'ai appris que j'étais mutée, pour 1 an, au Japon. Je le complète au fur et à mesure de mes découvertes sur le pays, thème par thème, ville par ville. Bonne lecture!

Mon ancienne adresse (juste pour mon souvenir personnel): Kyoto Apartement 2, 89-2, Room 204, Tanaka Ooicho, Sakyoku, Kyoto 606-8202

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vendredi 25 février 2011

Japan Rail Tour 2011 - Etape 8: Kushiro - 釧路市

Dernière journée à Kushiro. Nous nous levons de bonne heure pour aller au marché aux poissons. D'après le guide, ce serait le 2e plus grand marché aux poissons du Japon après celui de Tsukiji à Tokyo. Nous sommes donc grandement intriguées...

Comme nous ne savons absolument pas où il se trouve en ville, nous retournons voir notre copine de l'office du tourisme. Elle nous entoure un bâtiment sur la carte tout près de la gare et pas du tout près du port. On se demande si elle a bien compris notre question? En sortant, par sécurité, on redemande à quelqu'un qui nous répond exactement la même chose. Étrange... un marché aux poissons en plein centre-ville??? Ma foi... pourquoi pas.

Lorsque nous arrivons au dit bâtiment, il y a bien des stands de vente de poissons, mais c'est tellement petit par rapport à ce que l'on s'était imaginé qu'on commence à se demander s'il n'y aurait pas en fait deux marchés aux poissons différents? Genre un en ville et un plus gros au port? Pour le moment, on décide de profiter de celui-là et de faire l'autre après.

Même s'il est plus petit que celui de Tsukiji, bien sur, l'ambiance est là. Enfin, "une" ambiance. Une ambiance différente. Ici, pas de bolides motorisés qui déboulent de tous les côtés. Mais des marchants qui s'affairent. Il y a des poissons et des crustacés de toutes sortes.




Il y a même de la baleine!!! (A droite, à 200Y les 100g)


Mais on sent bien qu'on est au royaume du crabe et de l'araignée de mer! Ce sont les produits phares de la région. Y en a partout, des vivants, des ébouillantés, de la chair prête à l'emploi, etc...

On descend les allées une par une. On repasse même devant plusieurs d'entre-elles. Il y a des choses qui ont l'air appétissantes et d'autres beaucoup moins...


Eurk! Des abats de poissons! :-/

Les marchands semblent ravis de voir 2 touristes! On est bien les seules d'ailleurs. On sent que l'hiver c'est la saison morte pour le tourisme étranger.

Au Japon, qui dit "marché aux poissons" dit possibilité de "manger sur place" du poisson frais, pêché dans la nuit. Hum!!! Bien sur, il ne fallait pas laisser passer une telle occasion!

Floflo, n'est pas très chaude, voire pas du tout d'ailleurs, car pour nous, c'est le petit déjeuner... Je suis donc la seule à me lancer avec 2 tranches de sashimi (saumon et thon). C'est une tuerie tellement c'est bon! Ça fond littéralement dans la bouche! Hum...

Floflo résiste. Elle préfère attendre midi. Nous partons donc à la recherche du 2e marché aux poissons. Nous descendons jusqu'au port et entrons dans un grand bâtiment duquel beaucoup de gens sortent avec des sacs plastiques. Ça sent le marché à plein nez...

Et là, surprise! C'est bien un marché, mais un marché de tout (poissons, viandes, légumes, souvenirs, etc...) et encore plus petit que le premier! Nous sommes blasées... On traverse les allées manière de dire "voilà, on l'a fait" et hop, on retourne dard dard au 1er.

Surtout que depuis, le temps de descendre au port et de revenir, nous approchons maintenant de midi! J'en connais une qui va passer à table avec du poisson cru, qu'elle le veuille ou non! ^^

Nous voici donc parties pour acheter notre petit bol de riz à un stand, puis nos sashimi de poisson cru à un autre. J'avais repéré une petite dame toute "cute" à notre premier passage, et c'est à elle que je veux acheter mon poisson.



Nous choisissons, 2 saumons différents, 2 thons différents et 2 poissons blancs différents (dont nous ignorons le nom, hélas). Et bien sur, comme tout à l'heure, c'est un délice!!! Ah là là... même Floflo est obligée de le reconnaitre. Par gourmandise, j'en aurais bien repris un peu, surtout que niveau prix était plus que raisonnable (ça faisait le sushi à 1€!), mais bon, il fallait rester raisonnable.

Notre déjeuner de la mer avalé, nous rentrons à l'auberge, car nous avons notre train pour Tokyo, en fin d'après-midi. Mais nous décidons de descendre un arrêt plus tôt et de marcher entre les deux arrêts. La neige a beaucoup fondu et comme ça nous profiterons du Parc National encore un peu.

Au début nous marchons sur la route, mais celle-ci semble partir dans une direction complètement opposée à celle que nous voulons prendre, mince!

Floflo propose alors quelque chose de complètement fou: "Puisque nous voulons aller à l'arrêt d'après, suivons les rails"!

Nous serions en France, cela ne m'aurait pas posé de problème, je pense. Mais là, nous étions au Japon, pays où on respecte les règles et où on ne sort pas des clous... et en plus, nous étions dans un Parc National constitué à 90% de marécage! Et pour couronner le tout, nous avions un train à prendre à la fin et nous ne savions absolument pas combien de temps ça allait nous prendre de marcher jusqu'à l'autre gare.

A priori, le mini-train n'allait vraiment pas vite: 40-50km/h, quelque chose comme ça. Et vu qu'il mettait ½ heure pour relier Toro à Kushiro (6 arrêts sur le trajet) et que nous, on voulait juste rejoindre les 2 derniers arrêts entre eux, on s'est dit que ça devait être faisable en 1h ou 2h...

C'était prendre un gros risque. Mais je reconnais que suivre la route, c'était prendre un risque encore plus grand. Car au moins en suivant les rails nous étions sûres d'arriver à destination à un moment donné. On s'est donc lancées...

Au début, il n'y avait pas trop de neige, car nous traversions une zone où elle avait bien fondu. Le moral était bon, le soleil faisait quelques apparitions et on croisait des biches de temps à autre. On écoutait attentivement au loin pour anticiper l'arrivée d'un train...


C'était amusant parce qu'au début j'avais sans arrêt l'impression d'en entendre un arriver! Mais y avait un hélicoptère qui tournait au dessus du parc et il m'empêchait d'écouter correctement. Pff... foutu hélico! Il nous a pas lâché d'une semelle en plus le bougre! Je suis sûre qu'il nous avait repérées et qu'il nous surveillait... De temps en temps il s'éloignait un peu, mais il repassait tout le temps au dessus de nous.

Et puis à un moment donné, n'y a plus eu de doute, on ne pouvait pas se tromper, hélico ou pas hélico, ce bruit là, c'était le bruit d'un train. Et un train qui arrivait vite! Punaise quand on est à pieds, on n'a plus du tout les mêmes repères! On a juste eu le temps de sauter dans le fossé et de dégainer l'appareil photo (ben oui, j'allais pas rater ça, ha, ha)! Il nous a lancé un coup de sifflet, histoire de nous dire "je vous ai vu, espèces de folles", quelques passagers nous ont salué de la main, et pouf, c'était fini. Il était déjà loin. Pfiou! Que d'émotions! ^^

Nous nous sommes alors remises en route, mais la couche de neige s'épaississait de plus en plus et ça devenait de plus en plus dur d'avancer. En quelques minutes, mes pieds se sont retrouvés trempés et je n'avais pas de sacs plastiques sur moi! Impossible de mettre la célèbre "technique du sac plastique" à profit (cf: Les Aventures de Juju, Florent et Thi rem à Nagano)! Heureusement, il ne faisait pas encore trop froid, ça allait...

"Tu as l'heure, Floflo?" "Oui, il est 14h et quelques..." "WHAT??!! Ça fait déjà 1h qu'on marche??? Mais on ne va jamais y arriver à ce rythme là!"

Je pensais sans cesse à ce train que nous devions prendre après. On n'avait pas le droit à l'erreur. Ça compromettrait tout le reste de notre voyage, sinon.

Le stress commençait à monter et le fait d'avoir les pieds trempés n'arrangeait pas les choses. Le soleil déclinait de plus en plus, du coup la température tombait aussi doucement, le temps passait, et on n'avait toujours l'impression d'être loin du but... En plus, marcher de lattes en lattes, c'est particulièrement pénible. Floflo, avait déjà suivi une voie ferrée en montant au Machu Pichu (pff veinarde!) et elle nous avait déjà dit qu'elle avait eu cette désagréable sensation. Ça se confirmait donc: marcher sur les voies, c'est chiant! Surtout quand les espaces entre les lattes sont irréguliers. Et alors les lattes enneigées, c'est encore pire!

Bref, vous l'aurez compris, le moral chutait en flèche. Enfin moi surtout. Peut-être parce qu'étant l'ainée, je me sentais responsable de nous deux et responsable d'avoir accepter de faire quelque chose qu'on arriverait peut-être pas à faire au final. Du coup, je pestais contre moi-même. "On est folles d'avoir fait ça. S'il faut, ça va nous prendre 4h et on va louper le train!" En plus j'avais les pieds trempés et je commençais à avoir froid. "Pff... on est vraiment inconscientes. C'est pas comme si on était dans une région où il ne fait pas froid, non... on est juste à Hokkaido!!! Et à Hokkaido en plein hiver!!!" Inconscientes, nous étions parfaitement inconscientes!

Mais Floflo, devant, tenait bon. Elle essayait de me rassurer et de me motiver: "Allez Juju! On y est presque! Ça ne peut plus être bien loin de toute façon. Regarde comme c'est beau quand le soleil revient!"

Peut-être que ça la rassurait aussi de faire ça... mais en tous cas, heureusement qu'elle le faisait. Parce que ça me faisait culpabiliser de perdre le moral alors que, elle, le gardait. Et quand je culpabilise, ça me motive! Donc ça fonctionnait! :)

Et au bout de 2h30 de marche sur nos foutues traverses de chemin de fer, nous apercevions enfin la cabane en bois de la gare de Toro! Yeeesssss!!!!! Enfin!!!!

Ah là, là, j'y croyais plus... :'-(

Et finalement, d'avoir pesté sur plus de la moitié du trajet, ça m'a rendu l'arrivée encore plus appréciable lol!

Il était donc maintenant 15h30 environ et nous avions notre train à 19h00. Ce qui nous laissait encore 3h et quelques, pour se doucher, finir les sacs et reprendre le mini-train pour rejoindre la gare...

Nous retournons à l'auberge (où nous étions supposées avoir "checké out" le matin): personne. Nos sacs sont toujours dans la chambre. Les lits n'ont pas été, ni faits, ni défaits. Rien n'a bougé.

On a très envie d'aller se détendre au "Furo", vu la longue marche épuisante que nous venons de faire, mais le truc, c'est qu'on n'est pas supposé pouvoir l'utiliser, puisque nous avons "checké out". Mais comme il n'y a personne, nous craquons...

Aaaahhh que c'est booooooonn!!! :-)

Ni vu ni connu, nous retournons dans la chambre finir les sacs. Au bout de quelques minutes, on toque à la porte:

"You staying tonight?" "Ah no no no... Gomennasai... Sorry... we are waiting for our train" :o)

Ah là là, quelle rigolade! Le truc, c'est qu'il faut s'imaginer une petite dame toute douce, toute gentille, mais complètement empotée aussi. Enfin, empotée n'est pas le bon terme non plus, je ne saurais pas vraiment dire... mais bref, on savait qu'on avait abusé d'utiliser le furo, mais d'un autre côté, elle nous avait imposé beaucoup d'horaires pénibles tout le temps de notre séjour (3 nuits), et du coup, on ne culpabilisait pas beaucoup de cet abus... c'est mal je sais, mais bon, voilà quoi.

Bref, vers 18h, nous avons pris une dernière fois notre mini-train...


Et à 19h07, nous embarquions pour Tokyo...

mercredi 23 février 2011

Japan Rail Tour 2011 - Etape 6: Parc National de Kushiro Shitsugen - 釧路湿原国立公園

Nous arrivons à la gare de Kushiro vers 21h45. Mais nous ne sommes pas encore à destination, car en fait j'ai réservé une auberge en plein dans le Parc National de Kushiro à 30min de là. Pour y aller, nous devons prendre un 2e train jusqu'à Toro.

Nous demandons au guichet, qui nous pointe un petit wagon-locomotive 'tout en un', tout seul, perdu au milieu de la voie.

Nous nous apprêtons à monter quand le chauffeur nous interpelle, pensant que nous nous sommes trompées de train! Ha ha! Mais non. Nous allons bien à Toro, à 22h du soir. Oui, oui! Apparemment, nous étions des extra-terrestres pour eux à vouloir aller là-bas, si tard... ce n'était pas très rassurant. Qu'allions nous trouver là bas? Pourquoi cela leur semblait si étrange?

Nous sommes bien sur les seules étrangères dans le wagon, mais il y a quand même quelques japonais. Des vieux et 2 ou 3 étudiants plongés dans leurs bouquins de classe.

30 minutes plus tard, nous arrivons à Toro, avec nos gros sacs sur le dos. Euh... c'est ça, la gare??? Notre première réaction est de rigoler. Mais nous déchantons vite.



La gare est une espèce de cabane en bois. Tout autour, le village est endormi. Il fait nuit noire. Pas un seul lampadaire, à part celui de la gare. Juste la lumière de la lune. Tout est recouvert de neige. Il fait froid, nous sommes fatiguées et les sacs pèsent. J'ai le plan du village, mais dans le noir, ça nous parait assez vague. On se dirige vers ce que nous pensons être l'auberge...

Et là, nous apercevons une personne qui court vers nous. Super! Quelqu'un. On va pouvoir lui demander notre chemin! ^^

"Mabilluuu-san! Mabilluuu-san!!!"

En fait, ce quelqu'un était en train de nous appeler! Mortes de rire! Nous étions bluffées! La dame de l'auberge, qui savait que nous arrivions, accourait vers nous pour nous accueillir. Du jamais vu. Si tard, par le froid qu'il faisait, elle dévalait la pente en pantoufle (d'extérieur), honteuse de ne pas avoir eu le temps d'aller jusqu'au quai. C'est pas en France qu'on aurait vu ça...

Enfin, du coup, même si au Japon, il n'y a pas beaucoup de risques, nous étions rassurées et entre de bonnes mains.

Je réalise maintenant que nous n'avons malheureusement pas pris de photos de l'intérieur de l'auberge, ni notre chambre, ni la salle de bain. Quel dommage... parce qu'on ne peut pas dire qu'on en n'a pas profité!

Du coup, voici notre auberge le lendemain matin (c'est la maison du fond). Il ne fait pas un temps extraordinaire, mais, au moins, il ne pleut pas.

Nous décidons de profiter de cette journée qui s'annonce "correcte", niveau météo, pour aller voir les grues dans le Parc National de Kushiro Shitsugen, de peur que ce soit pire le lendemain.

Le Lonely Planet étant très flou sur le sujet, nous demandons à notre hôte de meilleurs renseignements. Mais hélas, celle-ci ne parle pratiquement pas un mot d'anglais. Nous aurions bien aimé comprendre ses conseils, mais pas un seul mot ne sortait de sa bouche. Elle regardait la carte impuissante et marmonnait des euh... hum... euh... etc. La seule information indiscutable que nous avons réussi à obtenir, c'est son doigt pointé sur une zone de la carte. C'était la réponse à "Où?"

Maintenant, il ne nous restait plus qu'à essayer de trouver comment atteindre ce lieu, car nous étions à pieds et le Parc National est en fait un immense marécage. On ne peut donc pas faire n'importe quoi.

Que faire? Retourner à Kushiro, à 30min d'ici, et risquer de devoir revenir en sens inverse si c'était par là, le meilleur spot pour voir les grues? Tenter quelque chose par nous-même?

Nous nous sentons complètement désemparées. Nous sommes dans le Parc, mais aucun signe des grues, ni d'un poste de "rangers" ou un truc du genre pour nous renseigner.

Nous décidons d'appeler l'Office du tourisme de Sapporo (vu qu'elle nous avait si bien aidé la veille). Elle nous indique un bus à prendre à Kushiro. Mais vu l'heure, il n'en reste plus qu'un qui part vers notre destination. Le temps presse.

Nous voici donc parties pour Kushiro, à 30min de mini-wagon de là. Avec un peu de chance il y aura aussi un office du tourisme là bas et on pourra demander confirmation.

A la gare, nous trouvons bien un petit info-touristes. La dame nous conseille le même bus, le n°30, qui va à Akan (notre destination de demain) et qui s'arrête, entre autre, là où nous voulons aller: parfait! Elle nous confirme également que c'est le meilleur endroit pour observer les grues en hiver. Impeccable. Notre espoir revient...

Nous sautons dans le bus et 2 heures plus tard (quand même), nous arrivons à notre arrêt.

Au début on ne les avaient pas vues. On avait encore l'impression d'être au milieu de nulle part, mais quand même y avait un peu de vie, au cas où.

Soudain on a entendu leurs cris. Elles étaient là! Juste derrière les arbres! Tout un groupe de grues!!! WOUAAH!!!! Trop beau!!!




Leur cri est vraiment caractéristique...





Le soleil va et vient, il ne se décide pas à sortir complètement, c'est râlant.

Février est la meilleure période pour les observer car c'est le moment des parades amoureuses. C'est la raison pour laquelle certaines paraissent folles et survoltées. En réalité, les mâles exécutent leurs danses pour séduire les femelles...


Comme nous commençons à nous geler et à avoir faim, nous traversons la route qui se trouve juste derrière nous et nous installons dans un petit restaurant d'étape avec vue sur les alentours et les grues! ^^


Le soleil est sorti, ça fait trop du bien! Enfin!

Lorsque le serveur nous amène nos plats (un bol de ramen pour flo, un curry japonais pour moi), nous sommes surprises d'être servies dans les mêmes assiettes que le service de nos parents à Escalquens. D'autant plus surprises que leur service est supposé venir des Émirats Arabes et que sur celui-là derrière, il y a bien écrit "Made in Japan"! Lol...

Après notre pause repas, nous décidons de changer de spot. Nous retournons donc à l'arrêt de bus pour aller à l'arrêt suivant. Il fait froid et le bus se fait attendre! Gla gla gla... :-(



Mais nous n'avons pas attendu pour rien et sommes récompensées du spectacle, car maintenant le ciel est dégagé et la lumière du soleil, rasante, est splendide!



Comment trouvez-vous ces photos? Elles ne sont pas si mal, non?
Maintenant imaginez leurs photos à eux! LOL

Le soleil disparaissant petit à petit, la température chutait dangereusement et nous n'étions pas si équipées que ça. Il ne fallait donc pas trainer.

Quand nous jetons un œil à la montre, nous n'en croyons pas nos yeux! Il était environ 17h et la dame de l'auberge nous avait demandé d'être là pour 18h30, pour le repas! Or le trajet en bus prenant 2h, il était donc parfaitement impossible d'être à l'heure. Nous avions laissé filer le temps sans nous en rendre compte... mais comment faire maintenant? 2h de bus + 30min de mini-train, ça nous faisait arriver pour 19h30 soit 1h de retard! Glurps... :-(

C'est là que Flo a eu une idée de génie: et si on faisait du stop? Peut-être qu'on irait plus vite en voiture et en plus on aurait pas à attendre le prochain bus...

Mais c'est une idée lumineuse Floflo!!! On entre donc dans le 1er Convinient store du coin et on chope un gars qu'on imagine être le propriétaire du 4x4 garé devant (beaucoup de place, il peut peut-être nous prendre).

Il accepte de suite (les japonais refusent difficilement les choses) et nous conduit à sa voiture. Mais ce n'était pas le 4x4! C'était une berline classique dans laquelle se trouvaient déjà 2 personnes! Un homme et une femme énorme! Le GAG! Et en plus ils fumaient tous les 3 comme des pompiers...

Mais ils étaient adorables et nous ont tapé la causette tout le long du trajet (en japonais la causette, s'il vous plait!). En plus, on a fait le trajet en 1h au lieu de 2! Trop bien! Et quel souvenir...

Malheureusement, nous n'avons pris aucune photo de nos 3 amis.

Enfin, grâce à eux, nous n'avons rien payé et en plus nous sommes arrivés une heure plus tôt que prévu, ce qui fait que nous avons pu prendre le train d'avant et ainsi arriver avec seulement 15min de retard! Pas mal, non? :-)

La dame nous avait préparé un bon petit repas mais il était froid car au Japon: l'heure, c'est l'heure. On ne rigole pas avec ça. Elle nous avait donc gentiment tout préparé sur des plateaux qui nous attendaient sur le table...


Tonkatsu (porc pané), salade de chou, soupe miso, riz et pickels.

Après ça, nous sommes allées nous délasser dans le "Furo" (bain japonais) de la maison. C'est exactement comme un Sento, sauf que c'est, bien sûr, plus petit et qu'on est chez soi.

Je n'ai pas pris de photo (là, c'est le furo que j'avais eu à takayama). Il s'agit d'une salle de bain presque classique, avec une grande baignoire recouverte d'une bâche rigide ou d'un couvercle pour garder la chaleur et d'un espace à côté avec un tabouret et une petite douchette pour se laver avant de rentrer dans le bain. L'eau de la baignoire est très chaude, proche des 35°C et n'est renouvelée que périodiquement (puisqu'on s'est récuré avant, normalement). On se lave aussi la tête en dehors du bain, bien sur. Il ne doit y avoir aucune trace de savon ou autre dans l'eau. Et les membres de la famille se suivent les uns après les autres.

En tous cas c'est un sacré moment de détente! Ça donne vraiment envie d'avoir ça chez soi.

Maintenant que nous sommes toutes propres, toutes détendues, c'est l'heure de rejoindre le marchant de sable. Bonne nuit! A demain...